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 Valiane DeTrehlnor (toujours pas fini *soupir*)

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Valiane DeTrehlnor

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Messages : 6
Date d'inscription : 13/07/2011
Emploi : Pirate

MessageSujet: Valiane DeTrehlnor (toujours pas fini *soupir*)   Mer 13 Juil - 20:05

    Carte d'identité


    Nom : DeTrehlnor
    Prénom : Valiane
    Surnom (facultatif) :Val’, Valoue, Vali, Valou, Vilaine.
    Age :19 ans
    Race : Semi-démon
    Sexualité: Aucun idée…Elle n’a encore jamais gouté au femme, elle est trop amoureuse des hommes.
    Profession: Piraate! (http://www.youtube.com/watch?v=16WY0ruy2io&feature=related)
    Ville/Île D'origine: Dreamland Hum…Zertsagu
    (facultatif)La télékinésie je pense, ou du moins le vol. À moins que se ne soit la télépathie avec les animaux. La métamorphose alors. Toutefois pour moi le pouvoir le plus classe c’est l’illusion.
    Rêve:
    Mmmmh…des rêves elle en a bien trop. Un fantasme alors ? Oui ? Non ? Je prends ça pour un oui. *s’empare du tome IV de son Encyclopédie « milles et un rêve obligatoires à devoir combler dans sa vie »* F…fanfaronner devant une place publique… fantastique escapade en terre hostile…fantasmagorie…Fantasme ! Voilà, j’y suis. ^^ *lis en diagonale* Rooooooh ! Mais…mais non ! Je n’ai quand même pas écrit tout ça ? Nooooon, c’est pas possible…et c’est quoi ça ? « Être une jeune fille vierge pure, innocente et naïve »…C’est un fantasme ça ? C’est une réalité pourtant…Je cherche quelque chose de plus potable…Ahah ! J’y suis ! « Passer une nuit chaude et torride avec un beau pirate »…Mouais…Pas très détaillé…il n’y a même pas d’illustration !
    *S’empare d’une belle plume et la trempe dans l’encrier posé sur la table. Prend un air très théâtrale et dicte à voit haute ce qu’elle écrit entre deux lignes de son encyclopédie.*

    « Tout d’abord…Un bateau. Evidemment puisque c’est un pirate… Le capitaine qui plus est. Dans ses appartements privés cela va de soit. Avec un beau chapeau. Une cigarette dans une main et dans l’autre un très grand verre à vin contenant un fond de vin. Ce dernier est rouge sang, et s’agite doucement au gré du tangage. Mon beau capitaine porte aussi une longue veste entre-ouverte. En dessous…Mmmm…Rien ! Enfin si, il a deux bras, deux jambes et plus si affinités…Mais le tout est exposé avec une nonchalance presque scandaleuse et provocatrice. Il est affalé sur une banquette, ses membres reposant paisiblement dans une position confortable. Une soif dévorante de passion dans le regard (ou simplement sa libido qui le travail si on veut être moins romantique). Un sentiment d’excitation rien qu’à l’apercevoir. Un frisson qui remonte le long de la colonne vertébrale tendit que lui attend, impassible mais provocateur. Il porte le verre à ses lèvres en ne me quittant pas des yeux. L’envie de s’enfuir en courant tout en se jetant à son cou. S’approcher doucement, la langue pâteuse et le cœur qui bat à la chamade. Les lèvres sèche, l’envie qui grimpe au creux du ventre et… »

    Arf il faut que je m’arrête là où je ne vais jamais finir cette fiche. *Fait quand même un petit dessin à coté de son explication. Tire la langue et y met beaucoup de soin*


    ~Et le perso dans tout ça ? ~



    Histoire (minimum de 10 lignes) : POST SUIVANT
    Liens Avec D'autres Personnages : A faireeeuh.


    Psychologie du personnage


    Valiane

    Mé décrire psychologiquement…Il y en a qui ont de l’humour à revendre ! Résumer ma vision du monde en quelques lignes est aussi facile à faire que synthétiser la déformation spatio-temporelle du temps selon Einstein et de faire rentrer un chameau dans le chat d’une aiguille. Enfin…Je ne sais par où entamer, ni ce que je dois dire ou ne pas dire…commençons par le début, ou du moins mes sentiments les plus profonds.

    Avant toute chose…Je n’aime pas qu’on me pose des questions sur mon passé. Je n’aime ni qu’on tente de me consoler, ni d’en parler. Dès que quelqu’un tente une approche je me referme comme une huitre et je deviens aussi silencieuse qu’une goélette. Chacun sa bête noir, moi c’est se qui cache derrière moi. Le simple souvenir de ce passé douloureux me rend mélancolique, triste, et souvent agressive. C’est une source sans fin de colère et de haine, mélangé aux larmes et au chagrin. Si Bélial se mêle à l’affaire, cela devient très rapidement une crise de violence sans nom. Je perds le contrôle de moi-même, je me braque et je laisse le démon qui est en moi prendre possession de mes réactions. Qu’on se le tienne pour dire, je mords…Il y a eut de rare exceptions, mais elle ne se compte que sur les doigts d’une main. Heureusement, ce genre de situation ne m’arrive que très rarement.

    La plupart du temps je suis quelqu’un d’extrêmement joyeux. J’ai la soif de vivre. Je sais que ma vie ne fait que commencer, que mille et une choses m’attendent encore dans ce vaste monde. J’ai envie de le parcourir dans tous les sens, d’y rencontrer tous les êtres de la terre. Je suis définitivement optimiste et joyeuse, j’ai pour moi ma jeunesse et mon insouciance. La vie je la mords à pleines dents, j’estime être à l’âge ou l’on a le droit de faire toutes les erreurs du monde, et que plus tard ça me fera de bons souvenirs. Je garde ainsi un coté très « enfantin », très simple. J’aime sourire à la vie, et elle me le rend bien. Je vois du positif partout, je tente d’aller de l’avant à chaque instant. Des gourdes, des bêtises, je les comptes par milliers, et ce n’est pas près de s’arrêter. Le monde est pour moi un immense terrain de jeu, qui n’attend que moi. Enfin bref, j’ai comme on dit « la gnak ».

    De part cette joie de vivre et cette insouciance, le monde me qualifie souvent de « grande gueule ». Je suis franche et honnête, je n’ai pas la langue en poche et j’aime aller droit au but. Quand je veux blesser par les mots je ne m’en prive pas, mais il m’arrive souvent de le faire sans le vouloir. Je pense ce que je dis, et vis versa. Les mots sont une arme que je maîtrise mal, mais que je sais redoutable.

    Ajoutons à ce tableau mon caractère…très caractériel. Je sais ce que je veux, où et quand. Et même si j’ai tors…et ben non, j’ai raison. Je suis un très sale caractère, une sale gosse têtue voir même obtus. Je respecte très difficilement l’autorité et je n’ai de respect que pour bien peu de personne.

    Pour le reste…certains me qualifie parfois de « dévergondée ». Je suis certes jeune, mais cela ne m’empêche pas d’aimer tous les plaisir de la vie. À commencer par celui des hommes. Hooooooh ne voyez nullement là quelque chose de purement bestial. J’aime les hommes, j’aime l’amour et j’aime être aimé. C’est « humain » si je puis dire. Les plaisirs de la vie se savourent dès qu’on en a l’occasion, que se soit devant une belle table bien garnie ou un bel homme dans un lit.

    Je ne suis pas croyante, ou plus exactement je ne crois pas en une divinité précise. Je crois plutôt que chacun possède une bonne étoile, quelque part là-haut, qui nous surveille et nous guide dans nos pas. Dès lors quand quelque chose ne va pas, on peut toujours se dire que notre bonne étoile nous donnera une compensation, qu’elle n’est pas ingrate. Il m’arrive de faire une prière muette à ma bonne étoile, et même de lui demander d’aider la bonne étoile de quelqu’un d’autre. D’une certaine manière, je crois donc à un « destin ». Quoique se mot soit trop grand pour moi, je dirais que se sont les étoiles qui, en guidant nos pas, tisses notre avenir. Cependant, si nous ne sommes pas capables de suivre les signes qu’elles nous envois, ou que nous ne voulons pas les suivre, nous pouvons très bien modifier notre destin, lui donner une autre direction. En bien. Ou en mal.

    J’ai soif de contacts sociaux, de relations et d’ami. Une trop grande solitude me pèse et m’étouffe. Toutefois une vie trop publique aussi m’étouffe. Il m’arrive très souvent d’aspirer à la solitude. Je me retire alors dans un coin, je m’efface en silence pour ne me retrouver qu’avec moi-même. Dans la plupart des cas je fume alors une cigarette, et/ou je sors mon carnet de croquis. Car oui, je fume –et pas qu’un peu !- ! Et oui, j’aime dessiner ! J’emporte partout mon carnet à croquis, peu importe où que j’aille. Mais je ne dessine que dans un endroit tranquille, désert de préférence. Il m’arrive souvent, par une douce nuit, de m’évader sur le pont du bâtiment pour admirer les étoiles et dessiner sous leurs frêles lumières. Ce n’est pas que je ne veux pas que l’on voit mon carnet (si quelqu’un désir le voir je le lui prête sans hésitation), mais plutôt que le dessin exige calme et tranquillité (chose plutôt rare sur un navire me diriez-vous ! Mais passons).

    Je crois avoir tout dis, du moins dans sa globalité. Bien sûr, je dois avoir omit l’un ou l’autre défaut, et je suis peut-être un peu trop timide ou modeste pour me vanter de certaines de mes qualités. Mais pour les découvrir, il vous faudra me découvrir moi, quelque par dans ce monde…

    Belial

    Moi, moi Valiane De Trehlnor, je ne peux me résoudre à parler de moi en même temps que lui. Nous partageons le même corps, mais nos points communs s’arrêtent là. Nos caractère son intimement lié, chaque attitude de sa part provoque chez moi un sentiment. Mais je refuse de croire qu’il influence durablement ma vie. Peut-être est-ce un espoir vainc, mais j’aime croire que je suis seul maître de mon destin. Au fond de moi-même je sais que ce n’est pas le cas, mais j’aime à y croire. Je n’ai pas choisi de l’avoir en moi, je n’ai pas choisi de devoir côtoyer ma vie à la sienne. Cet être n’est qu’un monstre, un être perfide que je tente de cacher chaque jour un peu plus. La solitude à laquelle j’aspire n'a pour seul objectif que de me dissimuler du monde lorsqu’il se fait trop imposant. Il m’effraye et me rend triste, il torture mon âme et prend plaisir à me blesser. C’est un être abject que je rejette de toutes mes forces, qui me répugne et me m’obsède…

    Bélial est un démon. Froid, calculateur, rien ne l’énerve et n’arrive à bout de sa patience. Il aussi glacial que je suis chaude, deux complémentaires, deux opposés. Un lien particulier c’est alors créer entre nous. Bien sûr, il ne perd pas l’idée de vouloir ma mort plus que tout autre chose. Cependant…mon jeune âge et ma naïveté l’amuse. Il prend alors parfois le rôle du grand frère, du professeur…Il n’hésite pas à me sermonner, à reprocher mes erreurs et mes pas de cotés. Après tout, je suis un peu de lui et il est un peu de moi. Dès lors lorsque je me prends les pieds dans l’escalier, la honte grimpe en lui à ma place, il me fait la morale et me sermonne.

    Il me connaît mieux que quiconque, il est capable de prédire à l’avance chacune de mes réactions et adore jouer avec. Je suis pour lui une poupée qu’il s’amuse souvent à frapper au sol, mais parfois à habiller et apaiser. Je n’ai aucun contrôle sur lui –ou presque-. Utiliser sa puissance me dégoutte. Mais j’admets que sans lui –ou plus exactement sans la puissance que je lui extorque-, je serais morte depuis bien longtemps. Mon sale caractère m’attire bien trop souvent des ennuis, même mes dons pour les armes ne peut suffirent à m’assurer ma survie.


    Apparence

    Mon apparence physique ? C’est très simple : je suis belle, grande, mignonne, sexy, attirante, jolie, resplendissante, gracieuse, magnifique, sublime, distinguée,…Ah ça ! Comment voulez-vous que je tienne des propos objectifs ? Mais on me susurre à l’oreille que ce n’est pas exactement ce que l’on me demande. Tant pis. Au moins j’aurais essayé.

    D’un point de vue morphologique…Je ne suis pas très grande, un petit mètre soixante cinq à tout casser. Cela me donne un petit air mignon et chétif qui me convient amplement. Je ne suis pas non plus particulièrement forte et puissante. Comme beaucoup de femmes j’ai plutôt pour moi l’agilité et la dextérité. Ma vie de pirate me donna un corps finement musclé, mais rien d’excessif pour garder ma légèreté. Plusieurs cicatrices couvrent mon corps mais rien de très frappant, je n’ai pas encore de blessure de guerre digne de ce nom. Mes mains ont perdu leur finesse et leur douceur après tant d’heures passées à m’entrainer au combat. Je passe d’ailleurs mon temps à les enduire de crème hydratante à base de pommade et d’huile essentiels pour tenter de diminuer leur rudesse. Ma peau est relativement rêche, tannée par le sel marin et la vie dur que je mène. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai la peau d’une femme de septante ans, mais je n’ai en tout cas plus la peau d’un bébé.

    Un nez légèrement en trompette, une fine bouche toujours prête à sourire et de grands yeux couleur azur. Mes iris sont ma fierté, et j’aime jouer avec leur coté quelque peu magnétique qu’ils ont sur les gens. Un bleu très profond, qui semble changer de teinte au gré de la lumière et de mon humeur. Je me maquille d’ailleurs les yeux avec beaucoup de noirs, pour contraster et faire ressortir au maximum leur couleur.

    Je possède une longue masse de cheveux très sombres, presque noir. Je suis capable de passer des heures à les entretenir, les brosser me calme et me détend. Une sorte de rituel. J’y accroche des dizaines de bijoux, en passant de la simple perle à la broche. Ma coiffure aussi compliquée qu’hétéroclite semble tenir par un miracle. Mais contrairement aux apparences, elle est solidement fixée et me permet de faire toute les galipettes sans la moindre gêne. Les clochettes et petits bijoux s’entrechoque à chacun de mes pas, et crée une douce mélodie qui n’appartient qu’à moi. Avec le temps j’ai appris à savoir me mouvoir sans faire de bruit, mais les plupart du temps je n’y réfléchis même pas, c’est ma signature, une partie de moi.

    De part le démon qui m’habite, je ne peux me décrire sans parler des tatouages qui orne ma jambe et ma main gauche. Ils débutent au bas de ma cheville et remonte sur toute la surface de ma jambe jusqu’à mon genou. Ensuite, ils continuent de grimper sur le coté extérieur de ma cuisse et se termine sur le bas de mon ventre. Le tout représente un ensemble d’arabesques et de courbes harmonieuses, impossible à reproduire au vu de leur complexité et de leur finesse. J’ai appris à y reconnaître certains symboles…Une renard couvre notamment ma malléole, un tigre s’étire le long de ma cuisse et un oiseau déploie ses ailes et semble vouloir toucher mon nombril. Je considère mon tatouage comme une véritable œuvre d’art et j’en suis fière. Sur la main par contre l’ouvrage est nettement plus discret : quelques lignes à peine, s’inclinant avec grâces et partant de mon auriculaire pour remonter jusqu’à la moitié de mon avant bras. L’ouvrage est tellement léger que tout observateur pourrait prendre cela pour un simple tatouage, sans aucun lien avec un démon.

    D’un point de vue vestimentaire maintenant…La plupart du temps je possède une fine robe en soie légère et agréable. Le vent s’y engouffre facilement et j’aime en jouer. Généralement je porte par-dessus une autre robe, plus lourde et surtout plus chaude. Très moulante, bien ajustée, elle est noire et couverte d’arabesque brodée en file d’argent. Elle me protège des vents impétueux du grand large et est fendue sur la coté droit plus haut que la convenance ne le permettrait.

    À cela s’ajoute de haute botte en cuire lassé, des grandes mitaines remontant plus loin que mes coudes et une solide ceinture pour y accrocher mes armes et autres objet importants. Je possède aussi une écharpe blanche accrochée à la taille ou autour du cou, et une rose séchée, qui ne me quitte jamais.

    Je ne pourrais conclure sans parler à nouveaux dans mes bijoux. J’en possède dans les cheveux, comme déjà dis. Mais j’en possède en fait un peu partout. Je suis une grande amoureuse des saphirs et de l’argent, uniquement. J’ai ainsi plusieurs colliers, bracelets, des boucles d’oreilles,…je trouve toujours une place pour un bijou, que se soit derrière les oreilles ou aux chevilles. Au point qu’un ami me surnomma même « la quincaillerie. » Mais je n’ai que faire de ce persiflage, il est juste jaloux ! J’en suis –à moitié- convaincue. Par contre je n’ai aucune bague, aucun ornement pouvant gêner le mouvement de mes mains. Ma passion pour les armes m’empêche ce genre de frivolités. Pour les même raisons mes ongles sont toujours parfaitement coupé en entretenu.

    Pour le reste…Je possède deux bras, deux jambes, une tête, dix orteils, deux oreilles,…enfin, rien de très original.

    Armes/Style de Combat : J’aime le l’art du combat avec un grand « A ». Je ne sais pas d’où mon maître tien son enseignement, mais il m’apprit à voir de la beauté dans l’utilisation des armes. Je passe des heures à entretenir ma souplesse et ma fluidité, pour que chaque jour ma technique de combat ressemble un peu plus à une danse, que mais lames ne soit plus que le prolongement de mes mains. Je me bats avec deux katanas, qui peuvent éventuellement se fixer l’un à l’autre par l’arrière de leurs manches. Généralement j’entame le combat en m’emparant de mes deux katanas accroché de chaque coté de ma ceinture, en les laissant dans leurs étuis et en les fixant l’un à l’autre. Ils deviennent alors une sorte de bâton, bien plus lourd que du bois, mesurant un peu plus de deux mètres et que j’utilise avec violence et précision. Par un habile jeu de mains je peux les décrocher en un seul mouvement, les raccrocher à ma ceinture et les dégainer ensemble avec une vitesse saisissante. Il me fallut des années pour maîtriser une telle rapidité, et j’avoue en être fière et en user dès que je le peux.

    Code : Validé par une Shirudo ~

    Test Rp : Nexteeeuh.


Dernière édition par Valiane DeTrehlnor le Mar 19 Juil - 7:35, édité 12 fois
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Valiane DeTrehlnor

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MessageSujet: Re: Valiane DeTrehlnor (toujours pas fini *soupir*)   Mer 13 Juil - 20:06

Mon Histoire (inachevée -.-)


    Parler de moi. De ma vie. De mon passé…Puisque cela semble obligatoire…Mais attention ! Comme déjà énoncé, je n’aime pas parler du passé. Je ne le ferais dès lors qu’une seule fois, juste parce que c’est vous. Mon histoire se lit d’une traite, sans interruption. Pas de pose pipi, pas d’arrêt pour manger. Il ne faut ni me couper, ni m’interrompre, ou je perdrais le file de mon histoire. Telles sont mes conditions. J’espère que mon histoire vous touchera. En tout cas, c’est la mienne


    L'enfance



    Je suis né…Dans un petit village au nom très particulier…Zertsagu. Je n’ai que peu de souvenirs de cette période. Mon père était fermier, agriculteur ou quelque chose du genre. Je me souviens d’une grande maison blanche en haut d’une colline, accessible par un sentier à moitié dissimulé sous l’herbe de la prairie. Pour moi la vie était belle là-bas. L’air y été pur, je me sentais en harmonie avec la
    nature. J’avais quelques amis de mon âge avec qui je jouais quand je descendais en ville avec ma mère. Je ne devais pas avoir plus de quelques années…Souvent je m’évadais, pour me réfugier dans une petite forêt toute proche. Au début je ne savais pas trop pourquoi. C’était un besoin de solitude inexpliqué, qui plus d’une fois avait inquiété ma mère. Je disparaissais sans raison, pour fuir un monde que je ne comprenais pas très bien. Pourtant ma vie me semblait belle, je n’en connaissais aucune autre. Je ne mourrais jamais de faim, ma mère m’aimait d’une passion dévorante et mon père, quoique très renfermé, comme tous les hommes, m’appréciait à sa manière, j’en étais certaine. Nous vivions légèrement reculés du monde, en paix avec nous même.

    Je me souviens vaguement d’une discussion que j’avais eut avec ma mère. Je devais à peine avoir cinq ans mais elle m’a marqué. Mon père se reposait dans le salon, affalé dans un rocking-chair pendant que je regardais avec fascination ma mère peler des pommes de terre.


    « Dis Maman »
    « Oui mon cœur ? »
    « Je m’ennuie moi toute seule ici. »
    « Tu as Noisette, ton petit poney »
    « Non, ce n’est pas pareil…Pourquoi…Pourquoi je n’ai pas de petit frère ou de petite sœur maman ? Tous mes copains du village en on ! »
    « Et bien c’est qu’il ont de la chance ma chérie. »
    « Il faut faire quoi pour avoir un petit frère ? »
    « Il faut d’abord deux parents qui s’aiment… »
    « Mais vous vous aimez vous non ? »
    « Oui bien sûr ma chérie, là n’est pas la question…C’est compliqué. »
    « Mais je peux tout comprendre tu sais ! »
    « Le sujet est clôt Valiane, monte dans ta chambre. »


    Mon père avait toujours eut le chic pour savoir clore une conversation au mauvais moment. Sur le coup bien sûr, j’étais trop jeune pour comprendre. Pour lire la tristesse dans les yeux de mon père. Pour deviner la douleur qui habitait ma mère. Il me fallut plusieurs années pour élaborer une théorie…Mon père, comme tout bon chef de famille, rêvait d’avoir un héritier mâle. Malheureusement, après son premier accouchement, ma mère était devenue stérile. Bien sûr, ni l’un ni l’autre n’en savait rien. Mais plus les mois passait, plus le doute s’insinuait en eux. Le ventre de ma mère de grossissait pas, qu’importe tous les efforts fournis. C’est à cette époque que, désespérée, ma mère commença à voyager dans les alentours du village, à la recherche de mage et de liseuses de bonne aventure. Parfois je l’accompagnais, et ces escapades en dehors de la ferme sur des routes inconnues m’amusaient au plus haut point.

    Six mois finirent par passer. Vidé de tout espoir, mon père trouva le réconfort de ce qu’il y a de plus banal : l’alcool. Le rhum pour être exact. À l’époque évidemment je ne comprenais rien, mais l’apparence des bouteilles qu’il buvait resta marquée dans mon esprit, de sorte que plus tard je pus mettre un nom dessus. Rapidement, de violentes disputes éclatèrent entre mes parents. J’avais mal au cœur, quelque chose m’échappait sans que je ne comprenne quoi. Pourquoi les choses avait-elle brusquement changé ? Pourquoi mon père se fâchait-il si souvent, son visage devenant rouge et ses yeux semblant vouloir sortir de leurs orbites ? Tant de questions, si peu de réponses. J’avais peur, je me cachais. Je fuyais de plus en plus dans les bois, pour me cacher. Ma mère venait me rechercher à la tombée de la nuit. Je ne voulais pas rentrer, mais il suffisait qu’elle me prenne par la main pour que je me laisse faire.

    Mon père s’absentait de plus en plus souvent, descendant dans le village pour passer ses journées dans des quartiers peu recommandables. Bien entendu, il emporta nos économies avec lui. Il buvait, buvait, buvait, encore et toujours. Souvent ma mère pleurait, mais jamais devant moi. Quand je descendais de ma chambre le matin, je voyais ses yeux rougit par les larmes. Je ne disais rien. Il n’y avait rien à dire. La ferme n’était plus entretenue convenablement. Les deux hommes du village qui
    venaient nous aider ne vinrent plus, ma mère n’ayant plus rien à leur donner en échange. Les champs se dégradaient, les oiseaux mangeaient les graines et nous dûmes vendre les quelques animaux que nous possédions pour subvenir à nos besoin. Mon père ne venait presque plus à la maison. Ma mère avait perdu depuis longtemps le sourire, se plongeant dans une profonde dépression. Elle ne parlait presque plus et finit presque par oublier mon existence. Elle continuait d’entretenir un petit jardin et possédait toujours quelques poules. Les repas n’étaient jamais extraordinaires mais ils nous suffisaient. C’est à cette période que je me renfermai à mon tour sur moi-même, rompant tout contact avec le monde extérieur.


    Finalement, ma mère fut forcée de vendre la ferme. Légalement elle appartenait à mon père, elle dut donc aller lui faire signer les papiers par une froide nuit d’hiver. Le lendemain la chose était entendue. Ensemble, ma mère et moi emménageâmes dans une petite maison au centre ville. Elle ouvrit un magasin de bougies et d’huiles essentiels, qu’elle passait des heures à préparer. Un fragile équilibre s’installa. Elle m’apprit à lire et a écrire, et je passais le reste des journées dehors avec les enfants du village. Régulièrement nous croisions mon père, mais il ne semblait pas nous reconnaître. Ma mère ne retrouva jamais le sourire. Je ne l’entendis plus jamais rire ou chanter. Quelque chose c’était brisé en elle, et rien ne pouvait le réparer, pas même mon amour d’enfant. Je compris donc vite que ma vie, je devais la construire ailleurs. Je me mis à rêver de voyage, d’aventure et de grandes chevauchées. Parfois elle me lisait un livre. C’est ainsi que j’entendis parler de princesses, de dragons, de fées et de lutins. Mais aussi de pirates. Je me voyais conquérir les flots, dressée fièrement sur mon grand bateau. L’entourage me voyait comme une enfant timide et discrète, toujours en train de rêver. Je rêvais en effet. Je rêvais d’une vie que je croyais impossible, d’un monde que j’imaginais irréel.

    Un jour pourtant, les choses se dégradèrent. Rien d’étonnant à cela, notre nouvelle vie n’aurait pas pu durer bien longtemps. Mon père finit par comprendre que ma mère l’avait poussé à vendre la ferme. Devenant violent et colérique, il battit ma mère et saccagea le magasin à plusieurs reprises. Il la traita de tous les noms, la frappait à sang sans la moindre retenue. Moi il ne me voyait pas, je n’étais qu’un insecte insignifiant, qui ne méritait même pas de vivre car je n’étais pas un mâle. Ma mère était ma mère, et quoique je souffre de la voir subir mille et une tortures, je ne m’interposais pas. Aujourd’hui je le regrette parfois, prenant cela pour de la lâcheté. Mais l’homme qui la battait était mon père, et quoique je ne le reconnaisse pas, jamais je n’aurais élevé la voix contre lui.

    Deux semaines passèrent. Ma mère fuyait mon père, et notre histoire familiale devint la honte du village. Nous nous sentîmes encore plus seules, devant le regard de reproche de la population. Beaucoup craignait mon père et l’influence qu’il avait sur les hommes du village. Rares étaient les mains tendues.

    Par un beau matin d’été, nous partîmes à deux dans les bois. Nous espérions trouver des fruits des bois tels que des mûrs ou des petites fraises. Mon anniversaire approchait à grand pas, j’allais bientôt avoir sept ans. La journée s’annonçait belle. Comme tous les enfants du monde j’essayais d’extorquer à ma mère des indices sur mon cadeau, décomptant les heures depuis plus d’une semaine.

    Les choses se passèrent alors si vite…Ma mère fut happée par derrière. Un homme lui tenant fermement les mains dans le dos alors qu’un second mettant un bâillon sur sa bouche. Ils étaient moches et laids. Elle eut à peine le temps de me crier de courir avant que le foulard ne lui ferme la bouche. Pétrifiée, je mis une seconde de trop pour m’élancer. Je me retournai et fonçai droit devant moi. Un troisième homme m’intercepta par devant et me plaça dans un grand rire gras sur ses épaules. J’étais hors de moi. Je tentai de le mordre et de le griffer, je m’agitais dans tous les sens au grand damne de l’étranger. D’un coup sec et précis, il finit par me frapper avec le tranchant de sa main dans la gorge. Le souffle coupée, je ne pus qu’observer, impuissante, notre enlèvement. Des années plus tard, j’appris que ces hommes se nommaient Gog, Darog, et Magog. Trois mercenaires, trois gins de passage dans la région que mon père avait payé pour nous faire disparaître. Ils décidèrent toutefois que nous étions des esclaves tout ce qu’il y avait de plus convenable. Mal leur prit ce jour là de ne pas me tuer. Un a un, après une longue traque, je finis par les tuer près de dix ans plus tard.


    Royaume de Diem – Marché aux esclaves


    Comme la plupart des esclaves, nous fumes emmené à Diem. Le voyage fut long et traumatisant. J’étais trop jeune pour intéresser les inconnus, mais il n’en était pas de même pour me mère. Ses cris hantent encore aujourd’hui mes pires cauchemars.

    Nous mîmes deux jours pour rejoindre la mer. Jamais je n’avais vu spectacle aussi beau. La première fois que je la vis, nous étions en surplomb. Elle semblait s’étendre dans toutes les directions, la vue me coupa le souffle. Tant de beauté, de majesté me rendait humble.

    « Voici l’Océan Rega. Regarde-le bien. C’est ton nouveau foyer. »


    Je n’avais jamais imaginé que l’eau puisse être réunie en une aussi grande quantité. Aujourd’hui il me suffit de fermer les yeux pour me souvenirs dans les moindres détails de ce tableau. Notre petite troupe descendit la pente douce pour arriver dans un chantier naval : Linefort. C’était si nouveau pour moi que j’en oubliai presque ma situation délicate. Tout me fascinait et m’intriguait. Jamais je n’avais vu autant de monde qui grouillait sur une si petite surface. Les bateaux me firent forte impression, et j’au beaucoup de mal à détacher mes yeux d’un superbe galion en construction. Avec ses couples et sa quille, j’avais l’impression d’être fasse à un dragon comme dans les contes que me racontait ma mère. Je les imaginais beau et grand, emplit de majesté et de grandeur. Malheureusement la réalité s’avéra nettement moins agréable. Les trois gins nous conduisirent entre les étales, vers un bateau à quai. C’était un Brick, et quoique je n’y connaisse rien à l’époque, je le trouvai très beau et très élancé.


    « En voilà encore deux Cap’taine !’
    « Parfaits, dans la calle avec les autres. Nous appareillons ce soir. »


    On nous fit monter sur le bâtiment, pour mon plus grand bonheur. La descente fut cependant nettement moins agréable. L’endroit était humide, sale, obscur et sentait la mort. On nous mit des fers aux pieds, avant de nous pousser sans remords derrières une grille avec d’autres femmes et enfants. Sur quelques mètres carrés nous devions êtres plus d’une cinquantaine. J’avais froid et faim. J’avais aussi très peur, cela va sans dire. Ma mère tenta de me réconforter, mais je lisais la peur dans ses yeux. Je me blotti contre elle et nous nous mîmes à attendre que quelques chose se passe. Les femmes murmuraient entre elle. Certaines venaient du continent, comme nous. Mais d’autres venaient du large, et connaissait notre destination. Nous allions au royaume du Diem, pour y être vendue comme esclave. Je comprenais mal l’idée…Esclave ? Qui voulait donc acheter des êtres humains ? Ça ne produit pas de lait ni d’œufs…Allions-nous…être manger ? Cette pensée m’effraya terriblement, au point que je me mis à pleurer dans les bras de ma mère. Les larmes coulèrent à grosse goutte, sans que rien ne parvienne à me consoler. Je du finalement m’endormir, car les cauchemars me hantèrent. Mon sommeil ne fut ni réparateur, ni réconfortant. Je m’éveillai en sursaut, les sens en alerte et effrayée. Ma mère s’était endormie, et un silence de mort s’était installé. Quelques cris d’enfants, des quintes de toux…Toute la pièce semblait bouger dans un rythme paisible et intriguant. Je ne savais pas mettre de mot sur ce phénomène, le tangage, mais cela m’amusait. D’autres par contre trouvait le jeu nettement moins amusant : l’odeur âcre du vomi emplissait les lieux. De mon coté, je ne pensais qu’à une seul chose, manger ! Mais manger me rappelait mes sombres cauchemars et avait le don de me miner la morale. Pensive, je me mis alors à fredonner pour moi-même, attendant que les heures passe. Je finis par m’endormir d’un sommeil sans rêve.

    Nous arrivâmes le lendemain matin, peu après l’aube. Au dessus de nos têtes les hommes criaient et courraient dans tous les coins, j’entendais leur pied frapper le parquet. Il y eut des ordres, brefs et secs. Je sentis sous mes jambes que le bâtiment tournait peu à peu. Brusquement, il s’arrêta, comme un cheval dont un tirerait avec violence sur les rennes. Il émit un terrible cri de grincement en signe de protestation, sembla vouloir repartir en marche arrière, puis s’arrêta pour de bon. Là-haut tout le monde s’afférait. Différents bruits parvinrent à mes oreilles, que je ne pus distinguer. Enfin, quelques hommes ôtèrent la bâche qui celait l’entrée de la calle, et nous pûmes voir la lumière du jour. Il faisait beau, quoi d’étonnant pour une journée d’été. Je fus trainée dehors dans ce qui allait être ma nouvelle vie pendant près de quinze jours : le marché aux esclaves.

    Je ne comprenais pas ce qu’on me voulait…On me fit descendre du navire, on m’emmena avec les autres femmes et enfants à travers un marché que jamais je n’aurais pus imaginer…Sur les stands, ce n’était pas des fruits, ni des bijoux, ni des vêtements…mais des hommes et des femmes que les marchands présentaient. Tous différents, ayant connu mille et une histoires, mille et une aventures Dans les yeux de beaucoup je lisais la tristesse et la résignation. Il était facile deviner que leur village avait probablement été détruit, leur famille anéantie. Ils n’avaient plus de raison de vivre, ils n’avaient plus de volonté. Certains à l’inverse bouillaient de rage et de colère. Leurs yeux lançaient des éclairs sur l’assemblée. L’impression d’un chaos général planait dans l’air, que le moindre éclat pouvait causer une réaction en chaine. J’étais terrifiée. C’est alors que je croisai le regard d’un homme. Assis à l’écart, personne n’osaient l’approcher, comme si ce dernier avait la peste. Ses yeux étaient d’un bleu magnifique, presque irréel. Dans toute cette masse bruyante et turbulente, il était le seul à rester impassible, ignorant superbement tous ceux qui l’entourait. Le calme intérieur qui l’habitait m’impressionna, et la manière dont il posa ses yeux sur moi encore plus. Je sentis la puissance caché en lui, une force inconnue qui faisait reculer les plus téméraires. Lui aussi avait des fers aux pieds. Mais aussi aux mains et au cou. Ses chaînes s’entremêlaient d’une manière assez complexe, minimisant au maximum ses mouvements Un frisson grimpa dans mon dos, avant que je ne fusse forcée de détourner le regard.

    Nos geôliers nous amenèrent dans une arrière cour, à l’écart de l’animation et du bruit. C’est là que je fus séparé de ma mère, dans un hurlement de cri et d’horreur. Je ne la revis jamais. Elle mourut en effet deux ans plus tard d’une pneumonie mal soignée. Mon seul souvenir d’elle est son nom : Sarah. Elle fut emmenée avec les autres femmes alors que je restais avec les enfants. Le plus jeune ne devait pas avoir plus de quatre ans, et le plus âgé devait à peine en avoir neuf. S’en suivit ensuite une série d’examen, aussi humiliant que brutal. Un homme vérifia nos dents, notre musculature, notre capacité cardiaque,…Il nous posa plusieurs questions clairs est précise : l’âge que nous avions, l’endroit d’où nous venions, le type d’alimentation que nous avions…Les questions étaient énoncé avec une telle autorité que nous n’avions d’autres choix que d’y répondre. Tout était noté, analysé, décrypté. Pour finir, un second homme passa devant chacun d’entre nous et peignit un numéro sur nos épaules.


    « Dorénavant tu seras le numéro 83. »
    « Mais je m’appelle Va… »
    « TA GUEULE 83 ! »

    Je me rappelle m’être mordue la lèvre à sang, pour ne pas hurler ni crier. Je me jurai en moi-même que ses immondes porcs paieraient un jour. Beaucoup d’enfants pleuraient, avaient le regard tourner vers le sol et se pliaient sans résistance aux ordres donnés. De mon coté la flamme de la colère brillait en moi. À partir de cet instant je décidai d’être seul maître de mon destin, et que je mettrais tout en œuvre pour retrouver ma liberté et mener la vie que j’avais toujours rêvé d’avoir : je m’achèterai un bateau, un aussi beau bateau que celui que je vis en construction à Linefort, et je partirais à la conquête du monde. Libre ! Ce n’était qu’un rêve d’enfant parmi tant d’autre. Mais aujourd’hui ce rêve trace toujours le fil rouge de ma vie. La soif de liberté ne m’a toujours pas quitté.

    Le visage sombre, je me laissai reconduire dans une nouvelle cellule. J’y passai les douze jours qui suivirent. J’appris qu’une grande vente aux enchères allait bientôt se dérouler, à laquelle j’avais l’honneur de participer. À heures fixes les geôliers apportaient du pain et de l’eau, que mes compagnons de cellule et moi nous partagions farouchement. Nous étions trop choqués pour sympathiser ou pour parler. La plupart, comme moi, avait été arraché sans prévenir à leur vie, se retrouvant du jour au lendemain dans ce trou à rat. Le matin du treizième jour, nos geôliers nous firent sortir. Les rayons du soleil nous aveuglaient, nous étions tel des larves d’insecte forcées à se montrer en plein jour. On nous donna quelques brèves consignes : toujours regarder au sol, se tenir droit, terminer toutes ses phrases par « messire ». J’étais cassée, brisée, piétinée… la colère continuait de grimper en moi. On nous attacha les uns aux autres, et nous repartîmes dans les ruelles de la ville pour en atteindre son cœur. De loin nous entendions déjà les cris de la vente. J’avais déjà eu l’occasion d’assister une ou deux fois à une vente aux enchères…mais jamais avec des êtres humains comme prix. Les gins nous installèrent dans un coin. Étant des pièces de moindre qualité, notre tour viendrait rapidement. Moins de cinq minutes plus tard, le premier d’entre nous fut tiré derrière un mur, là où se trouvait l’estrade. C’était un petit garçon aux longues mèches de cheveux blancs, qui regardait ce qui se passait autour de lui avec de grands yeux effrayé. Il fut vendu…pour neuf sous. Lorsque se fut mon tour, on me poussa sur la scène, où un homme m’attrapa par le poignet. Sans la moindre délicatesse il se mit à lever tour à tour mes bras et mes jambes, pour en vanter la qualité. J’étais furax, mais j’étais aussi pied et poings lié, incapable de faire quoi que se soit. C’est alors que la chance me sourit…il me força à ouvrir la mâchoire, pour montrer à l’assemblée ma belle dentition.


    « Mes belles dents hein ? Tien ! Regarde-les d’un peu plus près ! »

    Mon mauvais traitement avait vidé toutes mes forces, mais je trouvai l’énergie de sauter pour attraper son pouce entre mes dents. La colère me submergea, et je le mordis de toutes mes forces, de toutes cette haine que j’avais besoin d’évacuer. En réponse l’homme hurla, avant de me gifler si fort que j’en tombai à la renverse. Il s’approcha de moi, dans la ferme intention de me faire payer cher cette humiliation. Derrière lui, les acheteurs riaient aux éclats, pour mon plus grand bonheur. Je cru qu’il allait me tuer, lorsqu’une voix s’éleva dans la masse.


    « Combien pour ce félin à dompter ? »

    Surpris, l’homme se retourna pour chercher du regard celui qui avait parlé. C’était un marchand bedonnant, pas très grand, au goût vestimentaire douteux.

    « Quel prix en donneriez-vous ? »

    « Cinquante pièce ? »

    Murmure d’étonnement. Jusqu’ici, le meilleurs prix donné pour un enfant était de trente pièces. Et qui voudrait d’une gamine « indompté » ? C’était à n’y rien comprendre.

    « Euh…Cinquante pièce une fois ? Cinquante pièces deux fois ?...Cinquante pièce trois fois ! Adjugé ! »


    Mon compagnon au pouce écorché fit demi-tour, me remit sur mes jambes et me propulsa en bas des marches de l’estrade. Il prit tout de fois le temps de me glisser un « on se reverra » au creux de mon oreille. Les gins qui géraient l’arrière de la scène m’emmenèrent et me mirent de force avec les autres paquets « vendus ». Après, tout ne fut qu’une suite de paperasses, de discussion. Je passai de main en main, sans rien comprendre. Je fis ce qu’on me demandait sans poser de question, complètement perdue dans ce monde qui m’échappait. Je passai des heures à attendre, assise, debout, dans un coin ou dans un autre. Mon esprit se mit en automatique, mes yeux perdirent leur flamme.

    Une seul chose parvint à éveiller mon intérêt : vers la fin d’après-midi, encadré par cinq mercenaires, l’homme que j’avais croisé des jours au paravent fut poussé vers la scène. Il regardait droit devant lui, sans laisser transparaître le moindre sentiment. Contrairement à notre première rencontre, il était torse nu, laissant ses tatouages apparaître au grand jour. À nouveau, tous semblaient le craindre et le mépriser en même temps. Fascinée, je ne pus que le suivre des yeux, subjuguée par l’aura qu’il dégageait. Il disparut derrière le pan de mur et les conversations reprirent, plus bruyantes que jamais. J’entends vaguement qu’il était question de « semi-démon » en lien avec ses tatouages. Les enchères commencèrent, et l’affaire devint si intrigante que tout le monde se tut. Il fut vendu pour près de vingt deux milles pièces d’or, presque le prix d’une armée. C’était incompréhensible. De la folie pure. J’entendais mon ami au pouce cassé devenir presque hystérique alors que les acheteurs faisaient monter les enchères. Par après mon mystérieux inconnu refit le chemin en sens inverse, et disparut dans la foule.

    En début de soirée, on revint enfin me chercher, pour me conduire dans une autre partie de la ville. J’avais faim, j’avais soif et surtout j’étais épuisée. Je fus placé dans une nouvelle cellule, pour ne pas changer. On me servit un maigre repas que j’avalai sans poser de question avant de m’affaler sur ma misérable couchette. Mon sommeil dus être de courte durée, car au milieu de la nuit on vint me réveiller en me secouant vivement l’épaule.

    « Ton nouveau maître t’attends ! Debout ! »

    Je me levai en me frottant péniblement les yeux tout en baillant à m’en décrocher la mâchoire. Je fus emmenée à la sortie du marché aux esclaves, à mon plus grand étonnement. Deux hommes m’accompagnèrent. Nous fûmes rejoints en chemin par un plus gros groupe. Cinq mercenaires et un en tête encadrait un autres prisonniers que je ne reconnu que trop facilement. Impressionnée, je n’osai pas lever les yeux dans sa direction et le trajet se fit dans un silence de mort. Une demi-heure plus tard nous arrivâmes devant une vaste villa luxurieuse et aussi criante de mauvais goût que les vêtements de son propriétaire. Ce dernier apparut à cet instant devant le bas de la porte, claquant des mains et sautillant sur place. Il était tout émoustillé, on eu dit un enfant devant un nouveau jouet qu’il venait de recevoir.


    « Poussez-vous ! Poussez-vous ! Laissez-moi admirer mon nouveau joyau ! »

    Les hommes en armes se poussèrent, pour permettre au marchand (que je classifiai rapidement dans la catégorie « bouffon ») de voir l’étranger tatoué. Ses yeux brillaient de satisfaction et de joie. Pour peu il aurait presque sauté sur place.

    « Et n’oublions pas ma jeune péronnelle indomptée ! »

    Rectification : c’était un bouffon doublé d’un imbécile peut-être même pervers. Seule la présence des chaînes m’empêcha de lui mettre ma main sur le visage. Cet homme allait devenir mon maître ? Impossible. Je refusais d’y croire. Je ne passerais pas le reste de mon existence dans cette villa.

    « C’est parfait ! Parfaitparfaitparfait ! Conduisez-les en quarantaine, on ne sait jamais ce qu’il pourrait avoir attrapé. »
    « À vos ordres. »


    Les mercenaires s’élancèrent, et nous commençâmes à contourner l’habitation. Le chef était resté au coté du marchand, probablement pour échanger les dernières modalités. Bientôt ils furent trop loin pour que je puisse les entendre, mais une phrase attira toutefois mon attention :

    « Et n’oublier pas ! Pas d’eau, surtout pas d’eau avant de l’avoir tué ! »


    Royaume de Diem – Darius



    « Comment t’appelles-tu ? »

    Il me fit sursauter. Sa voix était douce et mélodieuse. Comment aurait-il pus en être autrement ?

    « Va…Valiane. »

    « Moi je me nomme Darius. Darius De Trehlnor. Qu’as-tu donc fais pour t’attirer la convoitise de Mardel, ce porc ambulant ? »
    « J’ai…j’ai mordu le pouce du vendeur durant la vente aux enchères messire. »
    « Ah ! Pas mal !…. Pas de messire avec moi jeune fille. Appelle-moi Darius tout simplement. »
    « Qui…qui est cet homme ? »
    « Mardel ? Un abruti sans culture ni aucun goût esthétique. Un imbécile qui fit fortune en vendant un nouveau type de tissu très résistant, ou quelque chose du genre. C’est un homme très riche, qui se complet à posséder tout ce qui est rare, particulier,
    ou comique. Ce qui explique ton achat : une esclave qui mord son maître, ce n’est pas courant par ici…D’où viens-tu ? »
    « De Zertsagu. Un petit village loin d’ici. »
    « Sur le continent ? »
    « Le contiquoi ? »
    « Vivais-tu sur une île ? »
    « Non, je croyais que les île n’existait que dans les compte et légendes… Tout comme la mer. »

    Darius ne put s’empêcher de rire doucement, mais je l’ignorai. Assise sur ma couche, dans l’obscurité total, je serrai mes jambes entre mes bras et ne put retenir une larme dans un demi sanglot. Ce soir, ce soir c’était mon anniversaire. Ma mère avait fini par m’avouer qu’elle devait m’offrir un chaton comme cadeau. Je tentai alors d’imaginer à quoi il aurait put ressembler, ce chaton. Je le voyais tout petit, et tout noir. Avec de grands yeux verts émeraude. Darius dut m’entendre renifler, car il reprit la parole, d’une voix encore plus douce.


    « À quoi penses-tu ? »
    « À un chaton. »
    « C’est un chaton qui te fais pleurer ? »
    « Oui…J’aurais dus le recevoir comme cadeau d’anniversaire. Un joli chaton tout noir avec de grands yeux vert, que j’aurais appelé Fyra. »
    « C’était quand ton anniversaire ? »
    « Aujourd’hui…J’ai sept ans messire. »
    « …Bonne anniversaire Valiane. Et ne te chagrine pas pour ce chaton. Je te l’offrirai, ton chaton !»
    « Vous messire ? »
    « Darius. Je m’appelle Darius. Dors maintenant. »


    Royaume de Diem – Liberté !



    Nous devions rester huit jours en quarantaine. Je parlais peu, impressionnée par l’aura que dégageait Darius. Ce dernier abandonna rapidement l’idée de me questionner, lui aussi plongé dans ses pensées. Nous n’avions rien à faire si ce n’est dormir…et méditer. Nos repas nous étaient apportés matin et soir, toujours à la même heure. La nourriture n’était peut-être pas appétissante mais elle avait le gros avantage de parvenir à étancher notre faim. Détail curieux : nous n’avions pas d’eau ni aucune autre boisson. Les gardes me faisais sortir deux fois par jours pour aller m’abreuver au puis. Darius lui ne buvait rien, et ne semblait pas s’en porter plus mal pour autant. Au bout du quatrième jour, il décida finalement à rompre le silence qui s’était installé entre nous. Il s’assit à mes cotés, alors que je tressais la paille qui s’échappait de ma couche pour m’occuper.

    « As-tu…confiance en moi ? »

    Surprise par sa question, je détournai mon attention de mon ouvrage pour fixer mes yeux sur les siens. Quelques secondes s’écoulèrent, pendant lesquelles je réfléchi à ma réponse.

    « Non. »
    « Pourrais-tu me rendre un service alors ? »
    « Ça dépend. Que veux-tu que je fasse ? »
    « Tiens. »


    Il me tendit une petite outre en cuir étanche. Elle ne pouvait probablement pas contenir plus de l’équivalent d’un petit verre. Curieuse, je m’en emparai et l’observai attentivement, devinant à l’avance ce qu’il allait me demander.

    « Tu pourrais faire ça pour moi ? »
    « Combien de fois ? »
    « Autant que possible. »

    Beaucoup de choses m’échappaient à ce moment là. Je ne comprenais toujours pas l’utilité des esclaves, je ne réalisais pas que ma vie avait changé, Darius m’effrayait et m’impressionnait en même temps, je ne savais pas à qui je pouvais ou ne pouvais pas faire confiance. J’étais juste une pauvre gosse perdue qui cherchait à retrouver son équilibre. Mais s’il y avait une dont j’étais certaine, c’est qu’il ne fallait pas priver un homme d’eau potable. C’était inhumain. De la torture. Je ne comprenais d’ailleurs pas comment Darius pouvait-il être encore vivant. J’accédai donc à sa demande : je m’enquis de l’outre et, pendant trois jours, je revenais du puits avec une manche gonflée d’eau. La contenance de l’outre était trop petite pour que les gardes la remarque. À chaque fois, Darius récoltait le précieux liquide avec un sentiment de reconnaissance très profond. Toutefois, étonnamment, il n’en buvait pas une goutte et se contentait de vider la gourde dans un coin obscur de la pièce avant de me la rendre. Comme d’habitude, je ne comprenais rien. J’avais depuis longtemps abandonnée l’idée de vouloir comprendre. Je ne savais pas, inconsciemment, je préparais me fuite…

    Cela se produisit le septième jour. Ou, plus exactement, dans la nuit du septième au huitième jour. Darius était venu me réveiller, et m’intima le silence d’un doigt. Ma bouche s’ouvrit d’incompréhension, réalisant qu’il n’avait plus de chaîne sur lui. De son coté il prit mes mains de force et versa dans le trou de la serrure un peu d’eau. La magie fut rapide et efficace : un courant d’air froid se dégagea de mes menottes avant qu’elle n’explose de l’intérieur dans un bruit sec et net. J’étais trop abasourdie pour réagir, et Darius s’occupa aussi rapidement des chaînes à mes pieds. Pour finir il me força à me mettre debout.

    « Pas un bruit. Suis-moi. »

    Il se déplaça avec l’élégance ‘d’un félin vers grille de notre cellule. Le verrou ne résista pas beaucoup plus longtemps que mes chaînes et nous pûmes sortit à l’air libre. Jeune, faible et mal réveillée, je suivis comme un petit chien Darius. Trop de nouveaux évènements en trop peu de temps. Trop de questions. Pour ne pas changer. Nous refîmes le chemin en sens inverse. Tout sembla se dérouler presque trop bien…Brusquement, un chien aboya. Puis un second, un troisième…Se fut finalement tout un chenil qui se mit à nous aboyer dessus. Dans l’obscurité je ne voyais rien, je ne faisais que ressentir et deviner. J’entendis des projectiles siffler, et le silence retomba aussi vite qu’il était partit. Puis se fut des hommes qui hurlèrent, alerté par les chiens. Leurs cris étaient aussi incompréhensibles que ceux des bêtes.

    « Merde ! »

    Une course folle débuta alors. Darius mit prit par la main, et nous nous mîmes à courir aussi vite que mes jambes me le permettaient. Jamais mon cœur n’avait tambouriné aussi vite. Mes pieds nus dévalaient les pavés de rues, mes poumons allaient exploser. La peur qui grimpait dans mon ventre me donnait des ailes, décuplant le peu de force que je possédais. Le lumières des grandes avenues m’éblouissaient. Je voyais des flashes, j’entendais au loin des cris, je sentais la main ferme de Darius dans la mienne,…De cette nuit terrible je ne garde que très peu de souvenirs…Juste une terreur, une terreur qui me bouffait les entrailles et bloquait ma respiration. Sa chute fut aussi rapide que son commencement. Alors que mon compagnon c’était écarté de moi pour faire le guet, une main tendue me happa par derrière. Je n’eu pas le temps de pousser un cri de surprise que déjà une autre main se posa sur mes lèvres.

    « Je t’avais dis qu’on se retrouverait… »

    L’homme au pouce meurtrit. Mes yeux s’agrandir d’horreur, et je me mis à me débattre de toute mes force. Ensuite…je me souviens d’une vive douleur à la poitrine, si puissante que mes jambes me lâchèrent. J’entendis vaguement Darius crier mon nom, des bruits de pas, de luttes…Puis le trou noir.


    Royaume de Let - Nouvelle vie!



    Plus tard, j’appris que j’avais déliré près de deux semaines. Une fièvre violente m’avait emporté et, plus d’une fois, je frôlai la mort. Plus que des souvenirs ou des flashes, je me souviens surtout de sensations…Du froid d’abord, beaucoup de froid. Puis l’humidité, le sel, encore le froid. Après vint la chaleur, étouffante et insupportable. Parfois j’entendais une voix dans le lointain évoquer mon nom, ou une main me toucher. Ma mère me manquait, j’avais soif d’amour et de réconfort. Je me mis à rêver que j’étais de retour à la maison, que tout était comme avant. Ensuite la maison brula, et d’étranger monstres aux visages de gins et aux ordres de mon père me pourchassèrent jusqu’au font des bois. Je suppliais mon père, mais il était sourd à mes cris. Lorsque les gins finirent par me retrouver dans le creux d’un arbre, je me mis à hurler de toutes mes forces, des toutes mes forces…des toutes mes…

    Je m’éveillai en sursaut effrayée par ma propre voix. Ma vue était trouble, j’avais la nausée et je me sentais transpirer à grosses gouttes. Le contact rassurant de draps apaisèrent les battements de mon cœur. D’une démarche pas très assurée je me souviens m’être levée, en m’appuyant sur un mur. J’étais dans une petite pièce sombre. Les volets étaient clos, de sorte que je ne voyais pas grand-chose. Une grande armoire, un petit bureau, une chaise et un lit. Perdue, je tâtonnai les murs à la recherche d’une porte. Je ne savais pas ce que je faisais, j’étais à demi consciente. J’ouvris la porte et descendis la volée d’escalier. Plus loin j’entendis des éclats de rire. Je m’en approchai avec méfiance. En bas des marches, j’atterris dans un vaste salon très éclairé. La lumières m’aveugla. Inquiète, je vascilla sur me jambe et me rattrapa à une petite table sur ma droite. Le vase posé sur la table tomba et se brisa. Je crus que le bruit allait me faire exploser les tympans. Je ne voyais plus rien, je ne ressentais plus rien. J’avais l’impression d’être isolé du monde, de ne plus savoir rien faire.

    « Valiane ! »

    Même dans mon délire, je pouvais reconnaître cette voix entre mille.

    « Da...Da…D…Dari…. »


    Je sentis des mains me soutenir et me soulever dans les aires, avant que ma tête ne s’appuye sur une épaule rassurante.


    « Que fais-tu debout ? Ne te lève plus sans mon autorisation tu m’entends ?! »
    « Comment a-t-il fait pour descendre les marches ? »


    Une seconde voix. Déjà oubliée…L’instant d’après je sombrais à nouveau dans l’inconscience. J’avais la tête lourde et la gorge sèche. Mes forces et ma volonté m’avait abandonnée.

    ******

    À mon second réveil je me sentais déjà nettement mieux. La fièvre semblait s’être calmer et, quoique je me sente toujours aussi fatiguée, ma tête ne bourdonnait plus et je voyais claire. J’étais à nouveau allongée dans ce même lit. Le silence était total, et m’observais avec attention la pièce : petite, modeste, mais bien entretenue, je croyais presque reconnaître ma chambre d’enfant. Un mince rayon de soleil se glissait entre les volets et fermé. Rien n’avait vraiment changé depuis mon premier réveil, si ce n’est un fauteuil posé dans le fond de la pièce. Je mis plusieurs minutes à comprendre que Darius était assoupi dans ce dernier. Curieuse, mes yeux se posèrent longuement sur lui, l’observant dans ses moindres détails. Il était avachi, les jambes légèrement écartés et les mains posé sur le ventre. Je ne pus m’empêcher de sourire, avant d’écarter avec douceur mes draps. Dans un silence absolu, je posais mes pieds sur le parquet tiède.


    « Je t’ai dis de ne pas te lever. »

    Prise sur le faite, je m’immobilisai. Darius avait parlé sans ouvrir un œil, souriant discrètement.

    « Mais… »
    « Au lit jeune fille ! »


    Je ne me sentais pas le courage de lui résister, et je remits prestement mes jambes sous ma couette et reposa la tête sur l’oreiller. Il ne fallut que quelques minutes avant que je rejoigne les bras de Morphée.

    C’est ainsi qu’une nouvelle vie commença pour moi. Darius me servait de nounou, de gardien et de cuisiner, passant des heures à mon chevets pour s’assurer que je guérissais bien. Peu à peu les forces me revenaient, et je pus commencer à me balader dans la maison. Un énorme bandage qui couvrait mon ventre m’impressionnait. Darius le changeait chaque jour, connaissant visiblement bien l’art de soigner. La taille de la blessure me faisait écarquiller les yeux, et mon ange gardien souriait en disant que j’avais là ma première blessure de guerre. Les quinze jours qui suivirent furent une véritable révélation pour moi…Darius et moi apprîmes à nous connaître et à nous apprécier, et je découvris sous son air dur et distant un cœur tendre et une âme charitable. Il était austère et sévère, mais assis compatissant et malicieux. Un mélange explosif qui ne pouvait que me plaire. J’appris probablement sur lui en quinze jours bien plus que beaucoup d’autres en une vie. Il était pour moi bien plus qu’un grand frère ou un ami. Il était le seul survivant de mon passé, et le seul qui connaissait mes sentiments.

    Ensuite…je rencontrai Pierre et son père. J’appris que ce dernier était un vieil ami de Darius, qu’il nous avait accueillit à bras ouvert lorsque le semi-démon était venu frapper à sa porte. Il nous prêtait une vielle cabane, à l’écart de la ville, pour une durée indéterminée. Darius ne m’expliqua rien sur ses projets pour le futur. À vrai dire, du haut de mes sept ans, je m’en foutais royalement. J’étais heureuse dans l’instant, je ne cherchais pas plus loin. Darius me cachait beaucoup de chose, j’étais naïve, jeune, pas idiote. Mais je fermais les yeux, préférant m’attarder sur le nouveau jeu que j’allais inventer où sur ma nouvelle technique pour surprendre Darius. Je redevenais ce que j’aurais toujours dus être : une gosse de sept ans.

    Pierre m’intriguait beaucoup. Il avait trois ans de plus que moi et pour moi c’était beaucoup. Je me méfiais de lui, comme d’a peu près tout le monde. Mais au file des semaines à m’appris à m’apprivoiser. Il était toujours calme et gentil avec moi, attendant toujours que je fasse le premier pas. Pour moi c’était un étranger. Et jusqu’ici, tous les étrangers (excepté Darius) m’avait fais mal. Quand il venait nous dire bonjour, je me cacher dans un coin ou je disparaissais dans la chambre. Ce qui m’impressionnait le plus chez lui était sa passion pour les armes et le combat. En tant que fille d’agriculteur, je ne comprenais pas les mots tels que « guerre » et « combat ». Quel intérêt de se taper dessus, de faire du mal à son voisin ? Ces notions comme bien d’autres m’échappait et m’intriguait à la fois.

    Lorsque je fus parfaitement rétablie, Darius commença à s’absenter régulièrement pour effectuer de petits boulots en ville. J’étais parfois seule, mais souvent accompagnée de Pierre. Il devint mon compagnon de jeu, mon preux chevalier, ma monture, ma victime, mon ange gardien…mon grand frère. Chaque jour je m’épanouissais un peu plus, chaque jour je souriais un peu plus fort. J’avais l’impression de retrouver un semblant de famille et d’équilibre. Je ne réalisais absolument pas que cette vie ne pouvait pas durer pour toujours. Je vivais en plein dans l’instant, heureuse.

    La cabane, abandonnée depuis plusieurs années, retrouva une seconde vie. Aujourd’hui je me demande souvent à quel point la situation était dramatique…Je n’avais qu’une moindre importance marchande, contrairement à Darius. Son portait devait probablement être placardée dans toutes les villes de la région, il devait probablement être activement recherché. Comment parvenait-il alors à rester calme et souriant fasse à moi ? Comment a-t-il put me donner cette impression de sérénité pendant cette période pourtant particulièrement mouvementé ? Encore aujourd’hui je me pose la question. La réponse s’en est malheureusement allé avec Darius.

    Les mois passèrent, l’hiver approcha. Pierre venait toujours aussi souvent nous voir. Parfois, il s’entraînait à l’épée avec Darius. Je les observais, fascinée. Le jeune Pierre était encore un débutant, mais je lisais en lui le désir de progresser. Il s’entraînait sans relâche, dès qu’il avait un moment de libre. Darius aussi s’entrainait, à sa manière. Je n’avais peut-être aucune expérience dans le domaine, mais je voyais que c’était un guerrier prodigieux, ayant beaucoup de talent. Presque tous les matins, à l’aurore, il partait s’entrainer en dehors de la maison, qu’importent le temps et la saison. Parfois, je l’accompagnais distraitement, ma curiosité maladive ne m’ayant toujours pas quitté. Un jour bien sûr, il finit par m’appeler, sachant pertinemment bien que je me cachais non loin. C’était en plein milieu de l’hiver, la première neige était tombée deux jours auparavant. L’air était glacé et pur. J’étais enveloppé dans un énorme manteau doublé de peau de mouton, alors que Darius s’échauffait, torse nu.


    « Viens Valiane ! Je t’entends claquer des dents d’ici. »

    Prenant un air faussement naturel, je sortis du taillis pour m’approcher de lui. Il affichait un grand sourire, comme à son habitude.


    « Et bien mécréant ! On me suit à la trace ?! On m’espionne ! »
    « Non, je… »
    « En garde ! »


    Et il me lança un bâton dans les mains…avant de me foncer droit dessus, un autre bâton entre ses doigts. Après un hoquet de surprise, je tombai à la renverse.


    « Quel piètre adversaire ! Tu ne vaux rien mécréant ! »
    « Ah Ouais ?! »


    Bondissant sur mes deux jambes, je chargeai à mon tour. Notre combat (qui virait dans le loufoque entendons-nous) se termina dans la neige, tous les deux mort de rire. J’avais le souffle court, je ne parvenais pas à reprendre ma respiration pendant que Darius faisait mine de m’étrangler avec son bâton. Il nous fallut près de dix minutes pour retrouver notre calme.


    « Ta garde est trop haute Valiane. »
    « Ma quoi ? »
    « Ta garde, la position de ton épée. Regarde… »


    Il se plaça derrière moi et me montra pas à pas comment je devais me tenir…doigt vers le haut, coude le long du corps, pied droit vers l’avant, pied gauche perpendiculaire à l’axe du corps, tête droite, épée horizontale, regard fixe, pointe immobile, jambes légèrement décalées, intervalle d’une demi-jambe entre les deux pieds. Poignet vif et souple, attitude décontractée et attentive. Je faillis tomber plus d’une fois. J’appris ainsi les quatre positions de base : sixte, octave, quarte et septime. Les quatre autres vinrent plus tard. Se fut ma première leçon d’escrime. Mais non la dernière. Loin de là…


    Interlude


    Je vais maintenant me permettre de sauter plus de dix années. Neuf ans, cinq mois et douze jours pour être précis (et disons seize heure, trente-trois minutes et vingt-et-une secondes). (Le pire, c’est que mon calcul ne doit pas être tout à fait faut.). Après le pavé que je viens de vous compter pour raconter à peine sept ans de ma vie, il est presque honteux de ma part de sauter autant d’année. Serait-ce de la fainéantise ? Un peu (et beaucoup de flemmardise). Mais si je désire vous faire une résumer concis et synthétique de ma vie *tousse* je n’ai pas vraiment le choix. Disons que se sera pour un autre jour, dans une autre vie.

    Pour me rattraper, je propose de revenir sur mes propos énoncés tout au début. Si vous désirez faire une pause pipi, c’est l’instant ou jamais ! Rechargez votre paquet de pop corn et reprenez un verre de coca. Si par contre vous n’avez rien à faire, je vous propose cet interlude musicale pour détendre vos zygomatiques, vos sourcils trop froncés, et vos yeux fatigués après avoir lus tant de pages sur un petit écran :


    (Précisons que, loin d’être une débilité profonde, ceci est un extrait de « Holy Grail », un film incontournable en Angleterre. Les Monty Python (réalisateurs) ont même été nommé dans l’Ordre de l’Empire Britannique par la reine d’Angleterre, tout comme les Beatles 83)

    Je vous propose ensuite de terminer cet interlude par la recherche, quelque part plus bas, de la suite de l’histoire.



Dernière édition par Valiane DeTrehlnor le Mer 20 Juil - 4:33, édité 18 fois
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Valiane DeTrehlnor

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MessageSujet: Re: Valiane DeTrehlnor (toujours pas fini *soupir*)   Mer 13 Juil - 20:11

Test RP :


    ...S’arrêter. Envie de profiter de l’instant magique. Mon dieu qu’il est beau. Sa main redescend lentement le long de son corps et se pose sur son ventre. Le verre se retrouve en équilibre entre deux abdominaux, sous le regard hypnotisé de Valiane. Elle se fait violence pour ne pas craquer trop vite, pour fixer chaque détail de la scène et en savourer jusqu’à la dernière goutte. Sous ses pieds le parquet ronronne au rythme du bâtiment. Il crac légèrement, quelques cris se font parfois entendre au dehors. Les appartements du capitaine revêtent quelques chose de feutré, d’apaisant. Toute vie se retrouve résumer ici, dans ce petit coin de navire, entre le lit et le bureau. Des objets plus hétéroclites les uns que les autres. Une mappemonde orne le bureau en chêne, solidement fixé au sol. Une tête de cerf empaillée surplombe la porte. Au-dessus d’une armoire dépassent plusieurs pointes d’épées et de fleurets, toutes plus au moins rouillée. Dans le fond de la pièce se dissimule un caméléon enfermé dans une cage, tout ce qu’il y a de plus vivant. Plusieurs bouteilles de vin vides parsèment la pièce. Un énorme tapis épais en peau de mouton trône au pied de la banquette. Sur le bureau se trouve aussi une petite collection de papillon empaillés, un panier à fruit remplit de pomme, un encrier en forme de crâne et même un énorme chandelier en argent, recouvert de pierres précieuses. Mais de tout cela, Valiane s’en moque. Il ne voit que lui. Lui et uniquement lui.

    La lumière est diffuse, quelques bougies éparses permettent de distinguer la pièce dans sa globalité. Derrière la banquette une fenêtre donne une vue plongeante sur l’océan à l'arrière du navire. Dehors il fait nuit, les étoiles se font discrètes mais la lune, presque pleine, peine à se cacher derrière les nuages.

    La bouche de Valiane est sèche. Intérieurement la simple vue du capitaine dénudé égaille ses sens et attise sa flamme. Extérieurement par contre elle tente de ne rien laisser paraître. Ses yeux le dévorent littéralement et elle ne se prive pas de l’observer dans ses moindres détails…La jambes droite pliée, alors que la gauche tombe le long du canapé, permettant une vue tout ce qu’il y a des plus appréciables. Sa veste ne couvre qu’une partie modeste de son anatomie mais invite à être retirée totalement, pour pouvoir observer le tableau dans son entièreté. Appuyée sur l’accoudoir, la demoiselle devine sans grande difficulté la courbure élégante de son dos, qui s’inverse avec profondeur au niveau de ses reins pour accentuer d’autant plus son séant. Elle imagine dans un frisson sa main qui remonte le long de sa colonne vertébrale, en savoure toute la force et la majesté qui s’en dégage. Pour tenter de se calmer, elle s’empresse brusquement de boire une profonde gorgée de vin, portant fébrilement son verre à ses lèvres. D’un geste très sûr elle entreprend ensuite de lécher ses dernières avant de les mordre, sans violence, mais avec beaucoup de…sensualité ? Mouis, se doit être le mot.

    Le capitaine, lassé ou au contraire impatient, se décide finalement à bouger le premier. Dans un même élan, il pose son verre sur le rebord de la fenêtre et se redresse. Sa tête touche presque le plafond fort bas. Les longues et amples manches de sa veste ne laissent dépasser que le bout de ses doigts. Il est debout, face à elle, dans toute sa simplicité et sa majesté. Valiane admire cet apollon. Un visage bien carré et viril, un regard dur, une pomme d’Adam saillante, une gorge puissante, un poitrail large, des abdominaux à faire rougir d’envie une tablette en chocolat, un membre dont rêve toutes les pucelles frustrées, des cuisses fermes, de longs mollets poilus et élancés,…La jeune femme ferme un instant les yeux, devinant non sans un sourire la suite de l’histoire. (Tiens, à ce propos, c’est 20 lignes qu’il faut non ? Vais m’arrêter là ? Naaaaaaaaaan).

    L’homme dans toute sa majesté, Voyant que sa compagne d’un soir ne bouge toujours pas, il s’approche à pas lents d’elle. Arrivé à sa hauteur, il inspire une dernière bouffée de cigarette avant de jeter sans un regard le mégot dans un seau d’eau un peu plus loin. Sa main, légèrement rugueuse, se pose alors avec douceur sur la joue de la demoiselle. Cette dernière s’y appuie lentement, alors que la fumée de cigarette se dissipe peu à peu. Lui l’observe sans retenue, mais Valiane n’ose plus le fixer et pose son regard au sol. La capitaine esquisse alors un sourire et écarte une mèche de cheveux qui tombe sur le visage de sa belle. Il entreprend ensuite de la contourner, l’observant sous toutes ses coutures. Contrairement à lui, la tenue de Valiane n’est pas indécente. Légère, mais présentable. Sa robe rouge en soie suit les formes de son corps tout en les dissimulant. Elle frissonne à nouveau en sentant le regard le l’homme dans son dos, tel un prédateur qui réfléchit comment il va entamer sa proie.

    Il revient face elle, passant sa main dans sa nuque puis la laissant glisser dans sa gorge avant de remonter légèrement pour saisir le menton. D’un geste assuré, il pose alors ses lèvres sur celle de Valiane, et l’embrasse sans empressement, mais avec assurance. Sa main libre s’empare du verre de la demoiselle et le jette avec force contre un mur. Le verre explose dans un bruit cristallin, mais ni l’un, ni l’autre n’y prête attention. Sa main revient alors vers elle, et ne résiste pas à la fente de la robe le long de la cuisse. Ses doigts s’y glissent, frôlent le haut de la cuisse et viennent se poser avec douceur dans le creux des reins. Sa peau est chaude, mais non moite. Son autre main descend du menton pour venir contourner le corps de Valiane et l’enlacer par derrière. Ni tenant plus, cette dernière glisse à son tour ses doigts fins dans la veste de son compagnon et les laisse parcourir ce corps qui l’attire tant. Chaque courbe devient un terrain de jeu dangereux, chaque morceau de peau une terre inconnue à découvrir. Leurs lèvres se sont rejointes pour ne plus se lâcher. Il raffermit son emprise sur elle, comme pour s’assurer qu’elle ne tente pas de s’envoler ou de fuir. Fuir, comme si elle pouvait fuir…Sur son propre navire.

    Prise par ses émotions, elle le force peu à peu à reculer, s’approchant de la banquette. À moins que ce ne soit lui qui l’attire vers elle, la chose ne semble pas très claire. Brusquement, c’est à nouveau lui qui semble vouloir en premier faire bouger les choses. Comme si ces dernières n’allaient pas assez vite à son gout. La tenant fermement, il la soulève dans les airs en la serrant contre lui tout en détachant son visage du sien. Il opère alors un cent-quatre-vingt degré et se dirige à grands pas vers la banquette. Il y dépose ensuite avec délicatesse son paquet et l’embrasse à nouveau. Pour lui la chose est entendue. Il la surplombe, une première main le tenant en équilibre alors que la seconde tente de se sortir de la manche de sa veste. Après quelques essais infructueux, il finit par arriver à ses fins, s’empressent d’enlever l’autre manche et jette avec dédain sa veste au sol. Comme d’habitude, c’est l’homme qui se retrouve nu comme un ver en premier. Toujours trop empressé.

    De son coté Valiane en profite grandement. Ses mains partent à conquête des parcelles de son corps, accélérant et ralentissant aux rythmes de ses envies. Son rythme cardiaque augmente doucement, alors qu’elle sent que lui est prêt depuis bien longtemps. Il commence à perdre patience, et elle sent dans ses gestes qu’il n'a plus autant de douceur et de tranquillité, voulant entamer le vif du sujet. La demoiselle l’enlace tout en déposant un tendre baiser dans le creux de son cou. De son coté le capitaine éprouve le désir d’enfin apercevoir quelque chose de son trésor d’une nuit, et tire lentement mais fermement sur la robe pour la faire grimper le long des jambes de Valiane. Arrivé au niveau des fesses, les plis du vêtement se retrouvent coincés. Dans un sourire amusé elle plonge alors son regard dans celui de son compagnon, l’air de dire « le mérites-tu ? » Mais ce qu’elle lit dans les yeux de l’homme ne laissa aucun doute sur la réponse. Un mélange si intense de désir et de convoitise que le faire patienter plus longtemps eut été un crime. Se serrant à lui, elle décolle le bas de son dos pour permettre à la robe de passer. Arrivée aux niveaux des omoplates, il la soulève de quelques centimètres, et tire sur la robe d’un coup sec et brutal. Valiane passe la tête, les bras et les mains, et savoure le visage déconfit du capitaine lorsqu’il réalise qu’il y a aussi des sous-vêtements. Que de temps perdu. (que j’adore mes commentaire hrp…Je réalise à l’instant que ce n’est peut-être pas une bonne idée d’effectuer ce genre de rp à une heure aussi indue…soit quatre heure du matin. Bah ! Qu’importe ! )

    Sa main se glisse avec expérience derrière le dos de Valiane et ses sous vêtements tombent au sol après quelques mouvements précis. Enfin. Enfin peau contre peau, corps contre corps. Valiane prendrait presque peur à le regarder dans les yeux, tellement il donne l’impression de vouloir la dévorer toute crue. Ses yeux à eux seuls son presque un viol, l’observant avec un tel sentiment de possession et d’appartenance. Ils en sont arrivés à un point où, si la jeune fille voulait soudainement s’enfuir, il l’aurait retenue de force. L’affaire est lancée et il n’est plus du tout prêt à y renoncer si prêt du but. Une pointe de peur grimpe en elle, vite étouffée par son propre désir. Elle se glisse dans ses bras et s’abandonne à lui, pour son plus grand plaisir. Toutefois la banquette ne semble pas être à sa convenance. La portant à nouveau dans ses bras, il la soulève dans les airs et la pose au sol, sur la peau de mouton. (que oui ! C’est tellement cliché mais plus agréable).

    Ses gestes sont sûrs et précis, plus rien ne peut l’arrêter. Son premier mouvement est lent, comme s’il désir subitement savourer l’instant. De son coté Valiane ne peut s’empêcher de se crisper légèrement en retenant son souffle, rompant la dernière barrière entre lui et elle. Son désir est aussi brulant que sa peau, pour un peu il perdrait un peu de son humanité. Elle sent en elle l’effort violent que le capitaine fait pour se calmer et ne pas devoir tout arrêter trop vite. Les mains de la demoiselle se font à nouveau voyageuses, créant des frissons partout où elles passent. Elle enlace l’homme entre ses jambes et l’embrasse longuement. Leurs corps se mettent à bouger en accord, en symbiose l’un avec l’autre. À chaque mouvement de l’un, l’autre réagit dans le même accord.

    Valiane se décide alors à jouer un jeu pervers. Par tous les moyens à sa disposition elle tente d’accentuer son désir. De son coté lui continue de tout faire pour ne pas craquer trop vite. La demoiselle lui mordille l’oreille, avant de déposer un millième baiser dans le creux de sa gorge. La passion monte en elle de plus en plus vite, elle retient difficilement un petit bruit de satisfaction. Elle laisse finalement s’échapper un faible cri, dans l’unique objectif de l’émoustiller un peu plus. Avec une profonde inspiration le capitaine plonge sa tête dans sa poitrine en se serrant à elle. Il s’arrête, le temps d'immerger ses yeux avides dans ceux de sa compagne. Une goutte coule le long de son front, qu’il essuie d’un revers de main avant d’écarter une nouvelle mèche de cheveux collée aux lèvres de Valiane. Il ne peut alors s’empêcher de sourire. Il se retourne sur le dos, et, tenant toujours fermement sa douce d’un soir, l’emporte avec lui dans son mouvement. Celle qui était dessous se retrouve dessus et vice versa. Elle se redresse alors de moitié, et se met à son tour à bouger, sentant que si elle ne le faisait pas son capitaine allait en devenir fou. Leur deux corps se remirent à danser en harmonie.


    Ils savourent le moment, profitant chacun l’un de l’autre, de sa présence, de son corps. L’impatience grimpe, et le capitaine ni tient bientôt plus. Il se retourne à nouveau, reprenant sa position initiale. Bien décidé à en finir, ses gestes se font plus rapides. Valiane ferme les yeux en ne peut retenir un second cri. Ses cuisses, le tenant fermement, remonte peu à peu le long de son dos. La sueur rend leurs peaux huileuses et brillantes. Elle retient sa respiration, mord ses lèvres, de peur de crier un peu trop fort. Le capitaine, tout à son affaire, pose ses lèvres sur les siennes et l’embrasse avec ferveur et passion. Elle sent son corps vibrer, tel un étalon prêt à bondir. Ses mains le serre avec force, lui griffant légèrement le dos. Brusquement, la demoiselle rejette la tête en arrière, sentant que le désir aura bientôt raison d’elle et de lui. Quelques secondes à peine passent, avant que son compagnon ne jouisse enfin, dans un sentiment de victoire. Tous ses muscles se tendent, son corps s’arque et des spasmes le parcours de haute en bas. Il se sent comblé.

    L’instant d’après il retombe dans un soupir d’aise. Il se laisse rouler aux coté de Valiane et chacun reprend son souffle, réalisant peu à peu ce qu’il vient de se produire. Il revient ensuite vers elle et pose un doux baiser sur son front en lui tenant la tête. La demoiselle frissonne et se blottit contre lui, posant sa joue sur son poitrail. Le capitaine tire alors la veste posé non loin vers lui. Il ne peut s’empêcher de sourire en sortant d’une poche le paquet de cigarette. D’un air très satisfait, il a tôt fait de s’en allumer une. Rien de mieux qu’une cigarette après l’amour, tout le monde vous le dira. Il en propose une à sa charmante belle de nuit mais cette dernière à déjà les yeux clos, se servant du corps du capitaine corps comme une bouillotte et un excellent oreiller. Ce dernier pose alors sa main libre sur la tête de Valiane, dans un geste protecteur. Il inspire profondément une bouffée de cigarette, puis rejette toute la fumée dans une lente expiration. Elle s’élève dans les airs, se dispersant peu à peu. Sa main posée sur Valiane se relève un brève instant, le temps des claquer des doigts. Toutes les bougies s’éteignent alors, plongeant les deux compagnons dans une obscurité à peine transpercée par la clarté des étoiles, dehors. Seules les cendres rougeoyantes de la cigarette parviennent réellement à percer la noirceur, s’accordent parfaitement avec ses yeux orangés du capitaine.

    **************

    Valiane s’éveilla en sursaut, surprise par le craquement du parquet. Du parquet ? Depuis quand est-elle sur un bateau ? Sa tête bourdonnait légèrement, la confortant dans l’idée qu’elle avait bu la veille, comme bien trop souvent à son goût. Dans un faible grognement elle posa son avant bras sur son front et tenta de se remémorer les évènements de le veille. Elle ne mit bien entendu pas longtemps à se rappeler se qu’il s’était passé. Un sourire s’esquissa sur ses lèvres alors qu’elle ouvrit les yeux. Elle était toujours couchée au sol, la veste du capitaine lui servant de couverture improvisée. Et lui ? Il avait disparu. Se grattant la tête, émettant un second grognement, la demoiselle se redressa péniblement. Elle se frotta les yeux, bailla, et s’étira le plus fort qu’elle pouvait…avant de s’effondrer sur le tapis dans un bruit mat.


    « Je suis morte. »
    *Pauvre petite. Dois-je te plaindre ?*
    « Hoooh toi je t’emmerde, cette journée avait trop bien commencé, il faut déjà que tu rappliques. »
    *Tsss…Que de médisance. Elle n’a même pas encore commencé !*
    « Humph… Tu as été bien sage il me semble hier…Tu es malade ? »
    *Ah ! Je prenais mon pied oui ma chère. J’ai bien voulu prendre part à l’action une ou deux fois, mais tu semblais bien trop occupée à ton affaire. Et tu étais trop saoul pour me remarquer, comme à chaque fois. C’était une soirée…intéressante. Très…gouleyante.*
    *Tu as le chic pour trouver de ses adjectifs toi…*


    La semi-démone plissa des yeux avant de se lever pour de bon. Elle tenait la veste du capitaine, devenant brusquement pudique. Marchant à pied nu, elle s’empara de sa robe posée sur la banquettes et l’enfila prestement après avoir remit ses sous-vêtements. Elle enfila ensuite la veste du capitaine par-dessus et se dirigea à petits pas vers la sortie. Coincée entre deux latte de bois de la porte, un petit bout de parchemin était mit en évidence.

    « Je suis sur le pont arrière »


    Ça avait le mérite d’être clair. Valiane ouvrit la porte et sortit dans le couloir avant de se diriger à grand pas vers le puis de lumière venant d’un trou dans le plafond plus loin. Resserrant la veste contre elle, elle grimpa la volée d’escalier et passa la seconde porte.

    L’air frais et vif la fit sursauter. En haut le soleil brillait sans le moindre nuage pour lui tenir compagnie. L’iode et le sel marin lui donnèrent un coup de fouet. Ses cheveux s’envolèrent sous la poussée du vent. Le navire avait toutes ses voiles sorties et filait à vive allure à travers les flots. Les cordages frappaient contre les mats du bateau, les matelots s’afféraient de chaque cotés. Tout le monde s’agitait, chacun criant plus fort que ce voisin. Une telle animation ne pouvait signifier qu’une seule chose… Elle s’approcha du bord du bateau et protégea ses yeux du soleil et observant le large. Elle ne mit pas longtemps à repérer le point immobile sur l’horizon. Un sourire apparut, amusé. Quel était le poisson cette fois ?


    « Valiane ! »

    La dite nommée se retourna à appelle de son nom et ses lèvres s’étirèrent un peu plus en repérant celui qui l’avait appelée. Elle le rejoignit rapidement sur le pont supérieur, curieuse de voir ce que le capitaine avait à lui dire. D’un mouvement très sûr de lui il l’enlaça et lui posa un bref baisé sur les lèvres.

    « Bien dormi ? »
    « Ça va. J’ai vu mieux mais ça va. »


    Pour toute réponse le capitaine lui mordilla la gorge avant de lui murmurer au creux de l’oreille quelques mots.


    « Tu n’en penses pas un mot ! »
    « Non, pas un seul. Je sens que nos adieux vont être difficiles. »
    « Déjà ? »
    « Quand vous aurez fini votre petite chasse oui. Qui est-ce ? »
    « Un riche marchand, bien entendu. Il a eut les yeux plus gros que le ventre…il est si lourd que nous ne mettrons plus dix minutes à le rattraper. »
    « Et bien bon amusement alors, moi je préfère rentrer dans la cabine. »
    « Pourquoi ? Tu ne te sens pas capable de te battre à nos cotés ? »
    « Si je te disais que oui ? »
    « Je te rétorquerais qu’il te seras difficile de me dissimuler quoique se soit après avoir passé la nuit avec moi. Sa présence était si imposante qu’il faillit presque me déconcentrer. Et il t’aurait été difficile de me cacher ta belle jambe gauche. Bel ouvrage. »
    « Suffit les persiflages. Je n’ai pas envie de me battre. Point. Bon amusement. »


    Valiane fit volt face et s’apprêta à rebrousser chemin. Mais à peine eut-elle fait quelques pas, que le capitaine reprit la parole.


    « Ce marchand est aussi le cousin germain de ce cher M.Smith. »


    La demoiselle s’arrêta en plein geste. Le regard noir, elle se retourne vers son protagoniste.

    « Tu en es sûr ? »
    « Certain. Mes service de renseignement son fiable. »
    « Tu sais m’avoir par les sentiments toi… »
    « Je te l’ai dis. Tu ne peux rien me cacher. »


    Valiane lui lança un sourire rayonnant puis dévala l’escalier. Elle fila droit vers la proue du bateau, sentant l’impatience et la colère grimper en elle…Un proche de M.Smith. C’était presque trop beau. La frégate avait beau filer à toute allure à la rencontre de l’énorme galion, elle n’allait pas assez vite à son goût. La demoiselle fit prestement demi-tour et retourna dans la chambre du capitaine pour reprendre ses armes.


    *Le pire c’est que tu sais que tu vas t’énerver. Et tu sais que je sais que tu sais. À la moindre perte de sang froid de ta part je prendrais le contrôle de ton corps, tu en es parfaitement consciente. Je tuerais, j’écraserais. D’habitude tu n’aime pourtant pas cela. Alors pourquoi aujourd’hui ?*

    *Ma haine en vers Smith n’a d’égal que le dégoût que tu m’inspires. C’est ton jour de chance, tu vas pouvoir te défouler contre un navire entier.*
    *Je doute que ton capitaine apprécie l’état dans lequel je vais lui laisser sa prise.*
    * Ça je n’en ai rien à foutre. Fais moi plutôt plaisir : que ce cousin souffre, qu’il crève à petit feu.*

    *Si c’est si gentiment demandé.*

    Comme l’avait prédit le beau capitaine, la frégate ne mit pas plus de dix minutes à rattraper la galère lourdement chargée. Immobile, Valiane éprouva une vague de jouissance sans fin à l’idée de ce que Bélial allait faire subir à cette charogne.

    *Olhaaaa. Que d’imagination ! Presque plus que moi ! C’est à faire peur.*

    Avant même que le capitaine n’ordonne l’abordage, la colère avait déjà atteint un point culminant dans l’esprit de Valiane. D’une certaine manière, le démon aussi s’impatientait. Darius avait aussi été son ami, et, quoiqu’il sache que la vengeance n’apaiserait pas sa colère, à moins avait-elle l’avantage de la canaliser un peu mieux. Un grognement monta dans sa gorge, alors que ses yeux lançaient des éclairs. La demoiselle laissa la rage monter en elle comme une cure bienfaitrice, sautant presque sur place. Elle fut la première à sauter sur le pont de la galère. Lorsqu’elle atterrit, toute son attitude avait changé. Son regard brillait d’une haine et d’un mépris sans nom. Un katanas dans chaque main, ses cheveux sombres encadraient un visage sinistre. Quelque chose de malsain l’entourait, de sorte que le marin le plus proche hésita à frapper en premier. Sans le moindre gène, Bélial s’approcha à pas lent et le décapita sur place d’un geste puissant et net. Sa respiration était sifflante, le corps de la semi-démone était légèrement voûté, comme si elle voulait dissimuler quelque chose derrière ses cheveux.

    « Bonjour »

    C’était comme si…la voix de Valiane avait muée. Bien plus profonde, autoritaire et emprunte d’un certain sarcasme et d’hypocrisie. Les premiers assaillants atterrirent, se jetant directement au combat. De son coté Valiane resta imperturbable, plongeant ses iris bleus dans les quelques marins qui l’observait, fascinée.

    « J’espère que vous avez bien déjeuné ce matin car… »

    Prenant une pose très théâtral, Bélial porta son katanas ensanglanté à ses lèvres et le lécha sur toute sa longueur.

    « …j’ai très soif aujourd’hui, et je déteste le sang pas assez riche. »

    Bélial adorait faire croire aux humains que toutes les rumeurs plus sordides les unes que les autres qui trainaient sur les démons étaient vrai. Les démons buveurs de sang…quelle hérésies ! Mais c’était tellement plaisant de lire la terreur dans leurs regards, presque plus que de les tuer.
    Dans un rire bref, il se jeta sur sa deuxième victime. C’est ainsi qu’un combat sanglant et bestial débuta. Bélial était un démon qui aimait que les choses soient faite rapidement, et dans les règles de l’art. Plus la mort était rapide, plus il y avait de sang, plus il était satisfait. Au fond de lui il sentait Valiane qui entretenait sa colère, qui lui ouvrait presque avec bonheur toutes les portes sur le contrôle de son corps. Quoique relativement étonné, il ne se priva pas d’en profiter à corps perdu. De temps à autre, il se servait de son pouvoir, principalement pour lancer des pics de glace à travers l’une ou l’autre gorge. Cependant Bélial nettement le corps à corps, pour pouvoir lire dans les yeux de sa victime.

    Le combat fut un carnage. Les hommes du marchand étaient pour la plupart de simples marins peu ou pas entrainé au combat. Un jeu d’enfant. Valiane s’en tira avec quelques coupures légères.

    « Valiane ! »

    Bélial tourna la tête. Le capitaine l’appelait. Il distingua derrière lui deux pirates tenant fermement un homme gras qui se débattait en pleurant comme une madeleine. Un sourire carnassier s’étira sur le visage de Valiane, alors qu’elle s’approchait lentement du capitaine.

    « Je te l’offre. »
    « Que de bonté. »


    Bélial ignora la mine surprise de Capitaine, étonné de la tonalité de sa voix. La marchands se jeta au pied de Valiane et commença à lui baiser le pied en le suppliant.

    *Ce n’est qu’un pauvre bougre dont son seul crime est d’être d’une mauvaise famille.*
    *Et alors ?*
    *Et alors rien. J’informe.*

    Bélial s’agenouilla et prit le menton du marchand entre son pouce et son index. Il plongea un regard dur dans le sien, lisant en lui comme dans un livre ouvert.

    « Un membre de ta famille à une dette envers moi. »
    « Com…combien vous doit-il ? Je vous donnerais tout ce que vous voulez ! »
    « Il me dois la vie d’un être cher… »


    Le démon laissa sa phrase en suspend, et son sourire s’agrandit et percevant la terreur sur le visage du cousin. Il laissa le silence s’installer quelques secondes, jusque ce que ce jeu du chat et de la souris ne le lasse. Dans un soupir, il s’attela alors à délasser la chaussure du marchand. Lorsque celle-ci fut enlevée, le démon découvrit un pied rose tout potelé.

    « Malheureusement pour toi la mort que je t’ai choisis sera d’autant plus douloureuse que tu es gras. La prochaine fois, pense à manger plus d’épinards et moins de sucrerie. »

    L’homme se mit à hurler de toutes ses forces, désespéré. Il clamait son innocence. Réalisant qu’il n’obtiendrait rien de Valiane, il hurla pitié au près du Capitaine qui se contenta de l’ignorer. D’une main ferme Bélial s’empara alors de son pied. De l’autre il posa avec douceur son pouce sur le gros orteil. Le contact arracha un cri de douleur inhumain au marchand. Il se mit à gigoter de toutes ses forces, mais Bélial resta de marbre, telle une sangsue buvant le sang de sa victime. Quoiqu’en l’occurrence il était plutôt en train de le geler. Sous la pression, les veines sautaient les une après les autres, gonflant les chairs et faisant exploser toutes les cellules, gorgées d’eau. Tel un virus se répandant lentement, on pouvait clairement distinguer la progression de «l’attaque ». Les cellules de la peau explosaient telle une marée d’ampoules sur trop haut voltage. Les cris firent détourner l’attention de plus d’un pirate. C’était inhumain. C’était démoniaque. Bientôt, il ne resta plus qu’une bouillie de ses deux membres inférieurs et ses deux bras ne tardèrent pas à subir le même sort. Pour finir Bélial s’attaqua aux organes, un a un. D’abord les moins primordiales telles que le foie ou les intestins. Lorsqu’il ne lui resta que le cœur, les poumons et le cerveau, il décida de faire les trois en même temps. Le marchand n’eut jamais le temps de terminer son dernier cri. Sa bouche se figea en un rictus immonde.

    Une fois l’affaire achevée, le Capitaine posa une main chaleureuse sur l’épaule de Valiane.

    « Suffit maintenant. Assez de sang. Assez de souffrance. »
    « Je ne reçois d’ordre de personne »
    *NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON*

    Intérieurement, Valiane hurla de toutes ses forces. Elle devina le geste de Bélial un centième de seconde avant qu’il ne le fasse. Dans un même mouvement, le démon se redressa, dégaina son katanas, et entailla profondément la gorge du Capitaine. Tous furent prit de cour, le capitaine en premier.

    *Pourquooooooooi ?*
    *Pour plusieurs raisons. Parce que j’aime te voir souffrir le martyre et culpabiliser quand je tue des êtres auxquels tu tiens. Parce que tuer quelqu’un avec qui tu as fais l’amour la veille était l’un de mes fantasme sexuel. J’ai toujours aimé mélanger mort, amour et sexe. Et surtout parce que tu t’es joué de moi jeune fille. Tu m’as poussé à prendre possession de toi pour que je joue ton jeu. Je n’aime pas qu’on me force la main.*
    *Mais c’est aussi TA vengeance.*
    *Peut-être. Mais c’est toi qui voulait que ce cousin meurt.*


    Horrifiée, Valiane ne put qu’observer, impuissante, le Capitaine agoniser lentement à ses pieds. Elle avait envie de crier, de frapper Bélial, de la maudire encore et encore. Comme bien souvent elle se sentait impuissante, frustrée, et terriblement triste. Le plus vexant étaient ses larmes qui ne voulaient pas sortir, tout simplement parce que Bélial était toujours maître de son corps. Le demoiselle se mura alors dans un silence et se refugia dans un coin de son esprit, pleurant sans verser la moindre larme.

    Les pirates encerclèrent Bélial ne sachant trop ce qu’ils devaient faire. Leur Capitaine avait été un homme apprécié. S’ils s’y mettaient tous ensemble il avait probablement une chance de Tuer Valiane. Mais à quel prix ? Et puis le véritable meurtrier ne ferait qu’élire domicile dans le corps de l’un d’entre eux. Après ce qu’il venait de voir, aucun n’en avait envie.

    « Vous me raccompagnez à terre et j’épargne vos vies. »
    « Des noix ! Il faut venger la vie du cap’taine ! »
    « T.t.t.t Le bateau hanté de Laguna, ça ne vous dis rien ? »


    Tristement célèbre histoire…Un paisible navire de marchands voguait de nuit, sur une mer plate et paisible. Sur le pont quelques marins jouaient au poker. Après plus de trois heures de jeux, l’un d’entre eux se lava de table, furieux d’avoir perdu tant d’argent. Amusé, ses compagnons le titillèrent…mal leur en prit. Il se trouva que ce pigeon était en fait un semi-démon. Maîtrisant mal le démon qui sommeillait en lui, il n’en fallut pas plus pour qu’il se fasse posséder…l’affaire tourna au carnage. L’équipage arriva à la rescousse, le l’individu finit par être tué. Malheureusement les choses ne s’arrêtèrent pas là. Son assassin se vit à son tour possédé. Incapable de contrôler cette nouvelle entité qui le possédaient, le démon ne mit pas longtemps à relancer le combat…Son hôte mourus à son tour, puis le suivant, encore et encore. Au petit matin, le bateau entra par un hasard inconnu dans la porte de Laguna. Les habitants y découvrir un carnage effroyable, et pas la moindre trace de vie. À l’appelle, ils réalisèrent qu’il manquait un marin. On ne retrouva jamais son corps et la légende du bateau hanté de Laguna ne mit pas longtemps à se répandre.

    « Ramenez-moi à terre et je ne volerais plus une seule vie. »

    La rage brillait dans les yeux des pirates, mais ils se virent contraint d’accepter. En fin d’après-midi, Il déposèrent Valiane sur une plage déserte dans un lourd silence.


Dernière édition par Valiane DeTrehlnor le Sam 13 Aoû - 21:02, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Valiane DeTrehlnor (toujours pas fini *soupir*)   Mer 13 Juil - 22:46

Re-bienvenue o/

Je viendrais lire ta fiche quand elle sera complète car j'aime bien tout faire d'un coup bwahahaha ♥

A part ça je voudrais signalez que l'avatar il faut qu'on voit le visage complet, désolée d'être chiante ♥

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MessageSujet: Re: Valiane DeTrehlnor (toujours pas fini *soupir*)   Mar 19 Juil - 7:13

Hey! Juste pour signaler que je suis toujours vivante, je mets juste une peu beaucoup-énormément-trop de temps pour faire cette satanée fiche 8D.

Je vais avoir une semaine très chargée (festival oblige) mais je ne suis nullement morte. ^^'

Bizzzzzzz =3
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Ema S. Jenskins
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MessageSujet: Re: Valiane DeTrehlnor (toujours pas fini *soupir*)   Mar 19 Juil - 18:39

Elle est énorme cette fiche... DD:

C'est rien retarde ça jusqu'à lundi comme ça Shin devra se la taper *-* /PAAAAN/
Je plaisante façon tout ce qui est fiche avec démon j'dis à Shin de la faire hahahahaha!xD
Mais bon courage je n'ai fait qu'un vif coup d'oeil mais dès qu'elle sera finie je la lirais ♥

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MessageSujet: Re: Valiane DeTrehlnor (toujours pas fini *soupir*)   Ven 12 Aoû - 18:21

Du nouveau ?
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MessageSujet: Re: Valiane DeTrehlnor (toujours pas fini *soupir*)   Sam 13 Aoû - 5:15

Nope, je ne suis pas encore morte ^^' (ou presque)

Pour prouver ma bonne fois j'ai terminé mon histoire test mais je déconseille de la lire tout de suite, il doit rester de fautes de frappes et autres, je la lirais demain à tête reposée fin de matinée ^^

Par contre pour l'histoire je patauge un peu -beaucoup XD- mais je vous teins au courant ^^
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MessageSujet: Re: Valiane DeTrehlnor (toujours pas fini *soupir*)   Sam 13 Aoû - 18:08

Au moins ca a pas chaume Smile

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Valiane DeTrehlnor (toujours pas fini *soupir*)
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